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  <title>ParaBellum | Information Juridique | Une publication Touzet Associés</title>
  <description><![CDATA[newsletter d'information juridique spécialisée en droit des affaires et recouvrement de créances]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Conditions de la compensation après l’ouverture d’une procédure collective</title>
   <pubDate>Wed, 10 Apr 2019 17:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Matthieu Seretti</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Procédures collectives, garanties et sûretés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par un arrêt n°17-15.439 du 13 février 2019, la chambre commerciale de la Cour de cassation a censuré la décision d’une Cour d’appel ayant ordonné la compensation entre les créances réciproques et connexes d’une société placée en liquidation judiciaire et de son co-contractant. Ce faisant, elle a pu rappeler les conditions de réalisation d’une compensation dans le cadre d’une procédure collective.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.parabellum.pro/photo/art/default/33906052-31127207.jpg?v=1558368105" alt="Conditions de la compensation après l’ouverture d’une procédure collective" title="Conditions de la compensation après l’ouverture d’une procédure collective" />
     </div>
     <div>
      La compensation est définie à l’article 1347 du Code civil comme <em>«&nbsp;l’extinction simultanée d’obligations réciproques entre deux personnes</em>&nbsp;». Elle consiste, au fond, en un double paiement automatique. Par conséquent, sa faculté à s’opérer dans le cadre d’une procédure collective suscite des interrogations. <br />  &nbsp; <br />  En effet, le principe d’interdiction de payer les créances antérieures au jugement déclaratif peut venir s’opposer au jeu de la compensation[[1]] . <br />  &nbsp; <br />  Dès lors, pour le créancier, les conditions de réalisation d’une compensation dans le cadre de la procédure collective vont déterminer le montant qu’il devra déclarer au passif de son débiteur. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’arrêt du 13 février 2019 rappelle justement ces conditions.</strong> <br />  &nbsp; <br />  En l’espèce, le co-contractant (la société GVD) d’une société placée en liquidation judiciaire (la société Avalis) était, suite à l’action du liquidateur, condamnée au paiement du solde de factures impayées relatives à la livraison de marchandises. <br />  &nbsp; <br />  La société GVD, invoquant des désordres affectant les marchandises livrées, demandait le versement des dommages-intérêts en réparation de son préjudice et la compensation de ces derniers avec les factures dues. <br />  &nbsp; <br />  La Cour d’appel de Dijon faisait droit à sa demande en énonçant la connexité des créances des sociétés GVD et Avalis. <br />  &nbsp; <br />  Saisie du pourvoi du créancier, la chambre commerciale de la Cour de cassation sanctionnait cette décision au motif <em>«&nbsp;qu’en se déterminant ainsi, sans constater, au besoin d’office, que la société GVD avait <strong>déclaré sa créance</strong> <strong>ou que les conditions de la compensation légale étaient remplies antérieurement à l’ouverture de la procédure collective</strong>, la Cour d’appel a violé les textes visés&nbsp;;&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  On rappellera que la jurisprudence distingue trois cas de figure&nbsp;: <br />  &nbsp; <br />  <u>(i) si les créances réciproques sont fongibles, certaines, liquides et exigibles </u>avant le prononcé de la procédure collective alors la compensation s’opère de plein droit[[2]].<strong> Le créancier n’a alors pas besoin de déclarer la créance compensée, celle-ci s’étant opérée avant l’interdiction des paiements.</strong> <br />  &nbsp; <br />  L’arrêt du 13 février 2019 énonce cette solution en ce qu’il censure la Cour d’appel pour n’avoir pas recherché «&nbsp;<em>si les conditions de la compensation légale étaient ou non réunies antérieurement à l’ouverture de la procédure collective&nbsp;</em>». <br />  &nbsp; <br />  <u>(ii) si l’une des créances réciproques ne réunit les conditions de la compensation légale qu’après le jugement déclaratif</u>, la compensation ne saurait s’opérer du fait du principe d’interdiction des paiements[[3]]. <strong>Ici, le créancier doit déclarer l’intégralité de sa créance au passif de la société défaillante, et ne pourra pas invoquer la compensation.</strong> <br />  &nbsp; <br />  A cet égard, l’arrêt du 13 février 2019 précise que les conditions de la compensation légale doivent être réunies «&nbsp;<em>antérieurement à l’ouverture de la procédure collective&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp; <br />  <u>(iii) si l’une des créances réciproques ne réunit pas les conditions de liquidité ou d’exigibilité avant le prononcé du jugement déclaratif mais que lesdites créances présentent entre elles un <strong>lien de connexité</strong></u>, alors la compensation pourra s’opérer. <strong>Dans ce cas, l’intégralité de la créance doit être déclarée, faute de quoi, la compensation pour dettes connexes ne pourra être prononcée[<strong>[5]</strong>]&nbsp;</strong>. <br />  &nbsp; <br />  Là encore, l’arrêt du 13 février rappelle cette solution en ce qu’il censure la Cour d’appel de Dijon pour avoir ordonner la compensation de créances connexes «&nbsp;<em>sans rechercher si le créancier [la société GVD] avait déclaré sa créance</em>&nbsp;»  <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" />  <div id="ftn1">[[1]]&nbsp;L.622-7 du Code de commerce pour la sauvegarde, L.631-14 pour la procédure de redressement et L.641-3 pour la procédure de liquidation</div>    <div id="ftn2">[[2]] Cf. Com 27 septembre 2011 n°10-24.793.</div>    <div id="ftn3">[[3]] Cf. Com 19 décembre 2000 n°98-11.093</div>    <div id="ftn4">[[4]] Cf. Articles L.622-7 et L631-14 du Code de commerce&nbsp;; Com 1<sup>er</sup> décembre 2009 n°08-20.178&nbsp;; Com 21 février 2012 n°11-18.027</div>    <div id="ftn5">[[5]] Cf. Com 19 juin 2012 n°10-21.641&nbsp;; Com 9 mai 2018 n°16-24.065 <br />   <br />   <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000038161342&amp;fastReqId=415055986&amp;fastPos=1" target="_blank">Cass. com, 13 février 2009, n°17-15.439</a></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.parabellum.pro/Conditions-de-la-compensation-apres-l-ouverture-d-une-procedure-collective_a823.html</link>
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   <title>Le débiteur qui a contesté la créance dans les délais peut soulever de nouveaux motifs de contestations en appel</title>
   <pubDate>Fri, 27 Nov 2015 13:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Julien Zavaro</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Procédures collectives, garanties et sûretés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le débiteur peut-il invoquer de nouveaux moyens en appel pour contester une décision du juge-commissaire statuant sur l’admission d’une créance ? C’est à cette question que la Chambre commerciale de la Cour de cassation a répondu par l’affirmative dans un arrêt du 19 mai 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.parabellum.pro/photo/art/default/8593416-13542956.jpg?v=1448891358" alt="Le débiteur qui a contesté la créance dans les délais peut soulever de nouveaux motifs de contestations en appel" title="Le débiteur qui a contesté la créance dans les délais peut soulever de nouveaux motifs de contestations en appel" />
     </div>
     <div>
      Dans cette affaire, dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire d’une société, une banque avait déclaré une créance importante, à titre privilégié. Il semble que la banque avait omis de justifier de son privilège lors de la déclaration de créance, mais a produit ensuite les justificatifs devant le juge commissaire, qui a validé l’inscription. <br />  &nbsp; <br />  Le débiteur a alors interjeté appel de cette décision, et demandé, pour la première fois, l’annulation de la clause du contrat de prêt portant sur les intérêts. <br />  &nbsp; <br />  Considérant que les dispositions de l’article L.624-1 du Code de commerce imposent au débiteur de soumettre ses contestations au mandataire judiciaire, les juges d’appel ont déclaré irrecevable cette demande qu’ils ont considérée comme nouvelle. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L.624-1 du Code de commerce, alinéa 2&nbsp;: </strong> <br />  <em>«&nbsp;Les observations du débiteur sont faites dans un délai fixé par décret en Conseil d'Etat </em>[30 jours, article R.624-1 du Code de commerce]<em>. Le débiteur qui ne formule pas d'observations dans ce délai ne peut émettre aucune contestation ultérieure sur la proposition du mandataire judiciaire.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Ce raisonnement est censuré par la Cour de cassation qui, par un attendu reproduit ci-après, vient préciser que le débiteur qui a contesté la créance dans les délais peut soulever de nouveaux motifs de contestation en cause d’appel : <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Attendu qu’en statuant ainsi, alors qu’elle avait relevé que la société, par l’intermédiaire du mandataire judiciaire, avait contesté la créance de la caisse, de sorte que, peu important le motif de cette contestation, elle était recevable à invoquer devant la Cour d’appel un autre motif de contestation…» </em> <br />  &nbsp; <br />  Cette solution n’est pas surprenante, l’interdiction des demandes nouvelles ne s’applique pas aux nouveaux moyens de droit tendant «&nbsp;aux même fins&nbsp;» que ceux présentés en première instance. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000030630713&amp;fastReqId=620563088&amp;fastPos=1">Cass. com, 19 mai 2015, n° 14-14395</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.parabellum.pro/Le-debiteur-qui-a-conteste-la-creance-dans-les-delais-peut-soulever-de-nouveaux-motifs-de-contestations-en-appel_a691.html</link>
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   <title>Procédures collectives : admission de la compensation même en présence d’une exécution défectueuse du contrat</title>
   <pubDate>Tue, 09 Jun 2015 14:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Tommaso Cigaina</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Procédures collectives, garanties et sûretés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le premier alinéa de l’article L.622-7 du code de commerce, qui reprend l’ancien article L.621-24, précise que « le jugement ouvrant la procédure emporte, de plein droit, interdiction de payer toute créance née antérieurement au jugement d'ouverture, à l'exception du paiement par compensation de créances connexes ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.parabellum.pro/photo/art/default/7963121-12381142.jpg?v=1435589623" alt="Procédures collectives : admission de la compensation même en présence d’une exécution défectueuse du contrat" title="Procédures collectives : admission de la compensation même en présence d’une exécution défectueuse du contrat" />
     </div>
     <div>
      Cette disposition a fait l’objet de plusieurs décisions intervenues pour préciser dans quelles conditions le créancier, d’un débiteur faisant l’objet d’une procédure collective, peut faire jouer le mécanisme de la compensation entre sa créance née antérieurement à l’ouverture et les sommes éventuellement dues au débiteur au titre de leurs relations antérieures. <br />   <br />  Une décision récente de la Chambre commerciale de la cour de cassation, du 27 janvier 2015, confirme que les dettes qui procèdent d’une inexécution ou de la mauvaise exécution du contrat sont tout de même admises à la compensation, alors que celles qui ont une nature délictuelle ou quasi délictuelle en sont exclues. <br />   <br />  En l’espèce, une compagnie aérienne avait conclu un contrat d’assistance aéroportuaire avec la Chambre de Commerce de d’industrie du Var, gestionnaire de l’aérodrome où la compagnie aérienne s’était installée. <br />   <br />  La compagnie aérienne est placée en redressement judiciaire puis en liquidations judiciaire. <br />   <br />  Ayant constaté que la CCI surfacturait ses prestations, le liquidateur agit pour engager la responsabilité de cette dernière et obtient sa condamnation au paiement de dommages et intérêts, les juges du fond considérant que la CCI avais commis une faute en procédant à la facturation de redevances à un taux excessif sans adéquation à la nature et à l’importance des services fournis. <br />   <br />  La CCI, qui avait déclaré au passif de la compagnie aérienne sa créance contractuelle antérieure, oppose donc au liquidateur la compensation entre sa créance, résultant de redevances impayées, et sa dette indemnitaire, consécutive à sa condamnation. <br />   <br />  Devant la Cour d’appel la demande de la CCI est rejetée, la Cour considérant <em>«&nbsp;qu’il ne peut y avoir de compensation lorsque la créance du débiteur trouve sa cause dans l’exécution abusive du contrat par son créancier&nbsp;».</em> <br />   <br />  C’est au visa des articles 1134 et 1147 du code civil et L.621-24 du code de commerce (désormais L.622-7) que la Cour de cassation censure le raisonnement de la cour d’appel en décidant que <em>«&nbsp;une créance résultant d’une surfacturation, procédant d’une exécution défectueuse du contrat, est connexe avec une créance née du même contrat&nbsp;».</em> <br />   <br />  Cette décision de la cour de cassation permet donc de mieux définir le champ d’application du mécanisme de la compensation prévu à l’article L.622-7 du Code de commerce. <br />   <br />  Dès lors qu’une créance a pour origine l’exécution du contrat entre le créancier et le débiteur, fut-elle défectueuse et peu important la gravité de l’inexécution, celle-ci est considérée comme connexe à la créance principale découlant de l’exécution normale des relations contractuelle et les créances réciproques pourront se compenser à hauteur de la plus faible. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000030174854" target="_blank">http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000030174854</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.parabellum.pro/Procedures-collectives-admission-de-la-compensation-meme-en-presence-d-une-execution-defectueuse-du-contrat_a667.html</link>
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